Depuis la nuit des temps, les céréales sont la base de l’alimentation humaine. La culture du blé est aujourd’hui un condensé  d’expériences, de sciences et de progrès.
La responsabilité de l’agriculteur de nourrir les hommes a en outre plus que jamais été liée à la préservation de l’environnement.

Diversité des blés, semences adaptées

epi0325Le métier d’agriculteur tire sa complexité – mais aussi sa beauté – du fait que son partenaire professionnel, son actionnaire majoritaire, son collègue de travail, c’est…la nature. Il doit s’adapter à ses humeurs : pluies, sécheresse, vent, écarts de température, parasites… Afin d’y faire face tout en préservant qualité et rendement, de nouvelles variétés de semences sont créées en croisant entre elles des plantes choisies pour leurs qualités respectives. De très nombreux essais sont réalisés en pépinières puis en plein champ. La création d’une nouvelle variété nécessite jusqu’à quinze ans de travail. Les agriculteurs-producteurs de céréales choisissent avec l’aide d’experts (sélectionneurs, instituts agricoles spécialisés par culture, distributeurs qui commercialisent les semences, utilisateurs) les variétés de blé à semer. Ce choix tient compte du sol, du climat (résistance aux maladies et aux intempéries), de leur assolement (précocité), du rendement potentiel et du débouché souhaité (qualité panifiable, biscuitière ou fourragère). Ils déterminent ensemble la date et la densité du semis.

Un métier contemporain

Les agriculteurs-producteurs sont fortement engagés dans l’innovation via les structures techniques qu’ils gèrent. Ils peuvent s’appuyer sur les services des instituts techniques qui ont pour mission de détecter, mettre au point et porter l’innovation dans les champs, les silos et les usines de transformation. Par exemple, ARVALIS-Institut du végétal est un organisme de recherche appliquée agricole. Afin d’améliorer la compétitivité des exploitations, d’ouvrir des débouchés et d’améliorer la qualité des productions, ingénieurs et techniciens pilotent différentes études (agronomie, connaissance du végétal, biotechnologies, la fertilisation, protection des cultures…). Les producteurs s’appuient sur des innovations technologiques comme l’utilisation d’internet, de GPS ; l’installation de capteurs de rendement et d’humidité sur les moissonneuses ; l’adaptation des apports nutritionnels des champs aux besoins réels grâce à un réseau de satellites.

Du semis à la récolte, l’agriculteur-producteur de céréales veille au grain

Céréalier vérifiant la maturité du grain de blé

Chaque étape de la production de blé demande une grande expertise. Les techniques agronomiques ne cessent d’évoluer. La moitié du blé en France est ainsi cultivée avec ce que l’on appelle des Techniques culturales simplifiées (TCS) ou encore des Techniques de conservation des sols, qui impliquent moins de temps de travail, moins de matériel agricole, donc moins de capitaux et moins d’énergie. L’agriculteur doit veiller à protéger sa culture contre les mauvaises herbes, les insectes et les maladies. Il utilise si nécessaire des produits de protection des plantes, de nouvelle génération qui ont une meilleure biodégradabilité et peuvent être utilisés à plus faible dose. L’agriculteur doit attendre que les grains soient mûrs et secs pour moissonner ; des tests sur leur degré d’humidité sont ainsi effectués avant moisson (celui-ci doit être compris entre 13 et 16 %) ; la météo doit aussi être favorable. En un passage, la moissonneuse batteuse coupe les tiges et bat les épis pour isoler les grains. La moisson finie, les agriculteurs vendent leur récolte aux coopératives et négociants, ou directement aux moulins. Ils peuvent livrer directement à la moisson ou stocker provisoirement leur récolte à la ferme. Certains agriculteurs utilisent une partie de leur récolte pour leurs prochains semis ou pour alimenter leur bétail. Le rendement est la quantité de blé récoltée sur un hectare. Le blé panifiable a un rendement moyen de 60 à 100 quintaux (6 à 10 tonnes) par hectare, soit environ deux terrains de football ; le blé non panifiable a un rendement plus élevé : 90 à 110 quintaux par hectare ; le blé biologique a un rendement moindre : de 30 à 60 quintaux par hectare. À noter que la France est le pays qui obtient le meilleur rendement de blé au monde (70 quintaux par hectare alors que le rendement moyen aux États-Unis est de 30 quintaux).
À noter que la France est le pays qui obtient le meilleur rendement de blé au monde (70 quintaux par hectare alors que le rendement moyen aux États-Unis est de 30 quintaux).

Le stockage

epi0329Avant sa commercialisation, le grain est collecté et stocké dans des silos qui sont gérés par les coopératives agricoles ou les négociants. Ce sont des installations contrôlées par les autorités et répondant aux normes de sécurité pour la protection de l’environnement. Avant d’être stockés, les grains sont nettoyés. En matière de stockage, l’utilisation d’insecticides tend progressivement à être remplacée par de nouveaux procédés. Ainsi, le refroidissement de l’air ambiant est réalisé à l’aide de ventilateurs pour faire baisser la température des grains jusqu’à 5 degrés. Le froid, qui a un rôle insecticide, permet également d’homogénéiser la masse de grains en température et en humidité.

La commercialisation

Les grains sont ensuite transportés chez les différents utilisateurs (exportateurs, meuniers, fabricants d’aliments pour animaux, amidonniers…), en fonction de la demande. Les meuniers transforment en farine environ un tiers du blé tendre de qualité supérieure destiné au marché français.

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